Les appréhensions des Français au volant de leur voiture

Dans cet article, nous vous partageons une étude intéressante sur les principales appréhensions des Français au volant de leur voiture, évidemment souvent liées aux intempéries. Cette étude a été réalisée par le site Minute-Auto.fr et porte sur un échantillon de 2675 personnes, dont 1325 hommes et 1350 femmes. Une infographie résume l'étude à la fin de l'article. Bonne lecture ! 

La plupart des conducteurs français redoutent les intempéries 

La majorité des conducteurs français ne sont pas très à l’aise au volant de leur voiture lorsqu’il y a des intempéries. En effet, lorsque les conditions climatiques ne sont pas optimales, la conduite d’une voiture peut vite devenir périlleuse : visibilité faible, adhérence des pneus réduite, etc… Par conséquent, les probabilités d’avoir un accident lorsque le temps est capricieux sont beaucoup plus importantes. Selon un rapport de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, 11 % des décès sur la route sont liés à des conditions atmosphériques difficiles (neige/grêle, brouillard, vent, temps couvert, etc…). 

L’enquête menée par le site Minute-Auto.fr met en avant le fait que les intempéries les plus redoutées par les Français (88 % des personnes interrogées) sont le verglas et la grêle. Cette peur est compréhensible, car le verglas sur la route est traitre. En effet, contrairement à la neige, les plaques de verglas ne sont presque pas visibles sur la route. Si vous roulez trop vite ou que vous freinez brusquement, vous risquez de finir dans le décor. Pour vous prémunir face à ce risque, nous vous recommandons d’observer la température extérieure. Si cette dernière est proche de zéro, cela signifie que le risque de verglas est important, surtout dans les zones ombragées et humides. Dans ces zones à risque, réduisez votre vitesse et augmentez considérablement les distances de sécurité. Ce dernier point est très important, car la distance de freinage est de 230 mètres si vous roulez une route verglacée à 50 km/h. À titre de comparaison, il vous faut 23 mètres pour stopper votre véhicule si vous circulez à 50 km/h sur une route ensoleillée (en savoir plus).

Une autre condition météorologique que les conducteurs français redoutent : la neige. En effet, elle est citée par 68 % des personnes interrogées dans l’étude de Minute-Auto.fr.

Suivant la région où vous résidez, vous y êtes plus ou moins confrontés. Il n’en demeure pas moins que conduire sur une route enneigée peut s’avérer délicat. Pour réduire les risques d’accident, vous devez prendre quelques précautions :

  • Montez des pneus neige ou achetez des chaînes/chaussettes que vous allez fixer sur les roues motrices.
  • Restez vigilant et anticipez le comportement des voitures situées devant vous en augmentant les distances de sécurité.
  • Actionnez doucement l’embrayage lorsque vous passez des vitesses pour éviter de patiner.
  • Débrayez si votre voiture part en glissade et regardez loin devant vous pour remettre votre véhicule dans l’axe de la route. Idéalement, il vous faut freiner en dernier recours, seulement si vous n’arrivez pas à contrôler le tête-à-queue.

Enfin, la pluie est redoutée par seulement 11 % des conducteurs français. Même si nous y sommes souvent confronté au volant de notre voiture, elle accroit les risques d’avoir un accident. En effet, la visibilité est souvent médiocre et vous pouvez avoir un aquaplaning lorsque la quantité d’eau sur la route est importante. Voici quelques conseils pour affronter la pluie avec plus de sérénité :

  • Mettez vos essuie-glaces en adaptant la vitesse de balayage en fonction de la pluie qui tombe.
  • Allumez les feux de croisement pour améliorer votre visibilité.
  • Réduisez votre vitesse.
  • Évitez les freinages brusques.
  • Augmentez votre vigilance.

Certains conducteurs français n’aiment pas conduire la nuit

Conduire son véhicule de nuit n’est pas toujours bien perçu par les conducteurs français. En effet, circuler dans l’obscurité peut être une source de stress : manque de visibilité, fatigue, risques d’éblouissement, etc… L’étude de Minute-Auto.fr met en avant le fait que près d’un tiers des Français (32 %) n’aiment pas conduire lorsqu’il fait nuit. 

 

Dans cette enquête, il a été demandé aux personnes sondées pourquoi elles n’aiment pas conduire la nuit. Voici les principales raisons énoncées par les participants :

  • Pour presque la moitié des personnes interrogées (42 %), c’est le manque de visibilité qui pose problème. Pour remédier à cela, pensez à bien activer vos feux de croisement. En ce qui concerne les feux de route, ils peuvent grandement améliorer la portée de votre éclairage. Par contre, vous ne pouvez pas les activer si vous roulez en ville ou si vous croisez un autre véhicule.
  • Un tiers des personnes sondées (32 %) n’aiment pas conduire la nuit, car elles ressentent un sentiment d’insécurité. Ce dernier est peut-être dû au fait que le manque d’éclairage dans certaines zones.
  • Dans 20 % des cas, ce sont les problèmes de somnolence qui sont énoncés. Il est important, lorsque vous conduisez de nuit, de déceler les premiers signes de fatigue (irritabilité, picotements dans les yeux, douleur dans la nuque, bouffées de chaleur…). Si vous ressentez un de ces signes, n’hésitez pas à vous arrêter sur le bas-côté (si vous le pouvez) pour faire une sieste de 20 minutes. De manière générale, il est recommandé d’effectuer une pause toutes les 2 heures.

Les conducteurs français préfèrent emprunter les autoroutes

Les conducteurs français préfèrent rouler sur les autoroutes que sur les routes nationales/départementales. En effet, selon l’étude de Minute-Auto.fr, 18 % des Français n’aiment pas conduire sur les routes de campagne contre seulement 8 % sur les autoroutes.

Pour les conducteurs qui n’aiment pas circuler sur les routes départementales/nationales, cela peut s’expliquer par le fait que les routes de campagnes sont plus imprévisibles que les autoroutes. En effet, elles sont généralement moins entretenues, plus sinueuses, la visibilité est réduite et la signalisation est défaillante à certains endroits. Les participants de l’enquête de Minute-Auto.fr mettent également en avant le fait qu’ils angoissent à l’idée qu’un animal puisse traverser la route à tout moment (54 % des cas) et qu’ils ont également peur de renverser un cycliste (12 % des cas).

Ces différents paramètres participent à l’augmentation de la mortalité sur les routes locales. En effet, si l’on regarde le nombre de personnes décédées sur la route en 2019, on remarque que 1944 personnes ont perdu la vie sur des routes départementales contre seulement 263 sur les autoroutes (source).

En ce qui concerne les voies rapides, même si la vitesse de circulation est plus élevée, les risques d’avoir un accident sont moins importants. De plus, elles offrent un confort de conduite supérieur : elles sont mieux entretenues, moins sinueuses, etc… Cela explique certainement pourquoi la plupart des Français préfèrent emprunter l’autoroute plutôt que les routes départementales.

L'infographie de Minute-auto.fr

Infographie sécurité routière